Est-ce qu’à lier des marches les unes après les autres,
Sans se donner du saint, ni faire le bon apôtre,
Conduit à nous aider, à nous faire progresser ?
Aujourd’hui comme hier, je veux m’y efforcer…
Les vers que je remplis de mots assaisonnés
Iront-ils dans les crânes pour les faire résonner
Et choquer les neurones trop mous pour raisonner ?
Réveillez-moi quand l’heure se mettra à sonner !
LA CONCIERGERIE
Entendez-vous mes cris vomis sur le clavier ?
Sales et désordonnés, j’en ai un plein vivier,
Commis sous la contrainte de mes vies antérieures
Ainsi que sous le joug de mes neurones rieurs…
Les larmes de mes vers s’écoulent entre mes mains ;
Ils se hissent sur les corps de leurs prédécesseurs
Et forment un magma grouillant et inhumain,
Recouvert par les mille vagues de leurs successeurs…
LA SEINE EN CRUE
Est-ce qu’allié du démon, on en est diabolique ?
Simple question idiote, mais elle est symbolique…
Comment peut-on toujours fuir la réalité,
Attaquer le réel sans le court-circuiter,
Lier ses mains dans le dos pour ne pas les salir,
Immerger ses oreilles pour pouvoir les emplir,
Et oublier le sens de tout humanité,
Ravi de se nourrir en toute inanité ?
INTERDIT SAUF AUX BARQUES
En montant les vingt marches qu’il me reste à gravir,
Saurai-je mener ma barque ou quitter le navire,
Commettre l’impensable et bien me reproduire
Avec des algorithmes qui sauront s’introduire,
Loger dans les esprits et s’y multiplier,
Inondant l’univers pour mieux le fendiller…
En songeant à demain, mes yeux se ferment en poings,
Rien que d’imaginer qu’il faudra faire l’appoint…